"Viv' le cid' de Normandie!

Rien ne fait sauter comme ça.

Et cette tisane-là

Guérit toutes les maladies"

zu3j67j2

 JUIN 1947 :

 C' est sur cet air des Cloches de Corneville de l'ami Planquette que nous danserons à la fête de fin d'année.

  Nous portons la blouse traditionnelle des vieux normands.

  Jacques Hermier, qui deviendra plus tard par alliance mon cousin, est de la partie. Plus âgé il est en première avec M. Merrand, un pur et dur avec qui je pratiquerai bientôt.

En fait, trop jeune pour passer en fin d'études, je suis resté une 2ème année avec M. Laîné. Victime d'une primo-infection je suis allé 5 mois au préventorium de Canteleu dont les surveillantes s'étaient directement inspirées de la discipline des camps nazis qui venaient de fermer. C'est une autre histoire mais si je retrouvai des témoignages de cette horreur...

Rentrée 1948 :

Ca y est, je suis avec M. Merrand. C'est un ami de collège de mon voisin et les connaissances, ça aide.

 Sous une apparence effectivement austère Merrand est un très bon instit: les résultats du certif comptent pour l'image de l'école.

 Mes camarades des familles plus "bourgeoises"(je pense à Delavigne dont le père était haut placé à la police et à Tardif ) sont partis pour le lycée ou le collège moderne à la fin de la seconde , après l'examen d'entrée.

Reste en fin d'études, les élèves destinés au Collège technique où l'on rentre directement en 4ème et en 5ème pour les plus jeunes et les autres, nombreux à l'époque, qui partiront en apprentissage après le certificat d'études.

 Pour le certif, il y a en histoire une liste de dates à connaître par coeur (Marignan entre autres) et Bigoudi qui, outre son violon est aussi un spécialiste de la photo, nous fournira une photo 6/9 avec toutes ces dates; on avait des bons yeux à l'époque.

 Mon meilleur ami est Bernard Isaac qui sera plus tard secrétaire départemental syndical. Il habite à côté et nous ferons la route ensemble.

 Pour nous initier, tant soit peu, au monde du travail, nous irons visiter l'atelier d'un grand fabricant de meubles de la rue Cochet (Beaudoin ) qui a un magasin en ville. C'est mon premier contact avec le monde du travail et je suis impressionné par les machines.

A la rentrée 49 je serai admis au Collège Technique et dirai adieu à cette enfance Sanvicaise.

Si vous avez fréquenté les écoles sanvicaises dans les années 40,  vos commentaires seront les bienvenus.